Je vous avez présenté le 18 kippu ticket formidable qui permet de voyager dans tout le japon avec les trains locaux. Je viens d'en faire l'experience pour une dizaine de jours passés dans les trains et dans les grandes villes au sud de tokyo. Voilà a quoi ressembla l'escapade :
Bon effectivement on voit pas grand chose mais ça donne une petite idée et puis je vais aussi détailler un petit peu. En partant de Tokyo, on est directement allé (en 24h) à Fukuoka la ville au nord de Kyushu. On a visité la ville et d'autre site de la région. Puis on est partis pour Nagasaki et sa région. On a continué avec la région de Beppu-Oita ce qui a terminé notre séjour à kyushu. On est ensuite allé à Miyajima une magnifique petite ile a l'ouest de Hiroshima et on terminé par cette dernière ville. Le seul probleme du 18 kippu c'est que c'est un ticket en principe uniquement pour des trains de région. Donc en théorie il ne faut pas prévoir son voyage en se disant je suis à Tokyo je veux aller à Fukuoka mais plutôt regarder les terminus de chaque train regional pour continuer à aller vers l'ouest. Vers Tokyo Fukuoka avec des trains régionaux en une seule journée et pratiquement impossible . Pour l'aller on a eu une solution très pratique, en rajoutant un petit supplement de 3-4 euros on peut aussi prendre le train de nuit avec le 18 kippu. C'est ce qu'on a fait entre Osaka et Fukuoka. Cependant rien que pour aller à Osaka ça nous a pris la journée. La raison c'est qu'en plus de la lenteur des trains il faut compter les inombrables changements nécessaires et surtout l'attente qu'il faut parfois subir entre deux correspondances.
Il faut donc avouer que ce qu'on paye pas en argent on le paye en fatigue. Mais d'une part vu la collossale différence de prix ça vaut le coup et puis c'est une expérience interessante car ça permet de vraiment voir le japon, sa campagne, les japonais. Je ne peux pas continuer plus loin sans d'abord me confesser. Tout ça sonne très beau, très pur, et j'entend déjà les plus anciens saluer une jeunesse saine et vigoureuse. Néenmoins quand l'adversité devient forte comme par exemple dans une situation où l'on sait qu'on a notre train de nuit qui part à 20h d'Osaka, qu'on sent les changements s'accumuler, la prochaine correspondance qu'il faut attendre une heure... et que pile à ce moment on voit un shinkansen (un train grande vitesse qui fait palir de honte notre TGV) sur le point de partir on est vraiment tenté de le prendre. En réalité cette expérience nous l'avons vécu deux fois et la deuxième est très interessante, elle montre comment se sortir d'une situation délicate par la psychologie. La grande majorité des japonais sont très courtois sur de nombreux points. Ca comprend le fait de ne pas reveiller quelqu'un qui dort. Apercevant un controlleur, on utilise cette arme doublé par la peur horrible (très proche d'ailleurs de celle du français moyen) qu'on les japonais de s'engager dans une conversation avec un étranger. C'est pas très beau mais ça marche très bien...
En voyageant avec des trains régionaux on voit les régions. C'est con à dire mais c'était le premier truc intéressant que j'imaginais en pensant à ce voyage. Effectivement prendre le train pour aller à l'autre bout du pays (pour les japonais longtemps coupés du reste du monde kyushu était le bout du monde) c'est un peu comme prendre le petit train de touriste lorsqu'on est dans une ville. On voit en meme temps tout et rien du tout. Bien sur qu'en réalité on voit rien du tout et on est d'accord que ce genre de petit train de touriste est ridicule pour visiter une ville. Mais dans le cas d'un pays, si on voulez vraiment visiter sérieusement il faudrait une année entière même plus. Avec cette méthode on obtient pas l'image net de chaque régions mais on voit au moins ses couleurs.
On découvre par nous même après l'avoir appris sur des livres que le japon est effectivement recouvert de montagnes. En partant de tokyo et de la région du kanto avec plus de plaine qu'autre part on passe nagoya avec des paysages assez similaires, on arrive ensuite au kansai et Osaka, Kyoto avec plus de batiments traditionaux. Ensuite c'est au tour d'Hiroshima, c'est dur d'expliquer on commence à voir une vrai difference mais on a du mal à trouver les mots, un peu lorsqu'en france descendant dans le sud on voit apparaitre les changements de végétation. Lorsqu'on arrive à kyushu on termine de se convaincre que le soleil rend les gens heureux et les grande ville acariâtre. Un indicateur simple, les centres d'informations pour les correspondances. Plus on est descendu dans le sud plus le voyage a semblé simple, les gens prenant les deux minutes nécessaires pour nous dire à quel station descendre pour prendre quel correspondance. C'était très agréable de voir des gens venir nous parler dans les restaurants les combinis... J'avais beaucoup entendu de rumeurs au sujet d'un certain racisme lorsqu'on sort des grande ville, j'en ai pas ressenti du tout. Peut-être un peu de distance lorsque les gens pensent qu'on ne parle pas japonais, comme je l'ai dit l'idée devoir parler anglais les repousse beaucoup et finalement ça me les rend encore plus sympathique. Mais quand il découvre qu'ils peuvent parler japonais avec nous l'atmosphere devient très sympathique avec très souvent ce qui m'amuse beaucoup des petites phrases placés en anglais alors qu'on vient de leur dire qu'on est français et roumain. Mais bon la langue d'un étranger c'est l'anglais donc ils nous font plaisir et même si ça enerve beaucoup d'amis français (un peu chauvain, enfin pas la peine de préciser j'ai déjà dit qu'ils étaient français) habitant ici je trouve ça plutôt marrant.
Passer autant d'heures dans le train ça permet aussi de se rendre compte jusqu'où va la courtoisie des japonais et surtout ses limites. L'exemple de l'entrée dans le train est très amusante. Il y a exactement le même phénomène dans le metro à tokyo mais dans les campagnes celui ci est bien plus intense. Comme on le voit sur la photo à chaque fois les gens attendent très poliment le train en se rangeant en deux lignes à partir de la ligne jaune. Rien que ça c'est déjà enervant. La passion de faire la queue les conduit à commencer à attendre en file 20 minutes avant pour avoir une place est vraiment penible à la longue. Mais le pire probablement c'est quand les portes s'ouvrent. A ce moment là toute la courtoisie disparait subitement pour laisser place à un combat acharné pour les places. Comme en france les pires c'est les vieux, enfin surtout les vieilles. Elles se déplacent en meute terribles, assoifées lançant des sacs sur chaque sieges pour les donner aux autres membres de la meute.
Le dernier phenomene sympa, un des plus appreciés des japonais et qu'on a vraiment bien vécu c'est le sakura zenzen. Chaque année, l'Agence Nationale de Météorologie (気象庁) et l'ensemble de la population suivent le
sakura zensen (桜前線, front des fleurs de cerisier). Tous les soirs, les prévisions à ce sujet suivent le bulletin météorologique du journal télévisé. La floraison commence à Okinawa en janvier et atteint généralement Kyōto et Tōkyō à la fin du mois de mars ou en début d'avril. Puis, elle progresse vers le nord pour atteindre Hokkaidō quelques semaines plus tard. Les Japonais prêtent une grande attention à ces prévisions. Ils pourront ainsi aller dans les parcs, les autels et les temples en famille ou entre amis pour "contempler les fleurs" (花見,
hanami). Les festivals du hanami célèbrent la beauté des cerisiers en fleurs et sont, pour beaucoup, une occasion de se reposer et de profiter du paysage. Je vous laisse là dessu, ici la vie est dur je rentre à peine de voyage qu'il faut travailler : je vais aller preparer un peu à manger pour demain on va au parc faire justement un hanami. C'est dur la vie d'étudiant à l'étranger...
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